Compter les couleurs
d'Agnès Ledig
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978-2290259092
Opuscule de 90 pages où alternent en brefs chapitres le récit des vies de nos deux personnages garçon – fille, Édouard - Elise, littéralement depuis leur venue au monde. Ils sont tous les deux des êtres plus sensibles que la moyenne (l'hypersensibilité est un thème cher à l'autrice). Édouard écrira "J'avais le sentiment de venir d'une autre planète et d'avoir été catapulté sur celle-ci sans le mode d'emploi de son troupeau d'habitants. Je me heurtais à de superficiels conflits là où j'avais besoin de profondeur paisible. Je m’insurgeais contre des injustices qui ne semblaient gêner personne." Mais quel ado n'a pas éprouvé cela ? Néanmoins, il est effectivement hypersensible.
J'ai aimé l'écriture et la vision du monde qu'elle véhicule. Je découvre Agnès Ledig avec cet ouvrage et je vais enchaîner bien sûr avec "Se le dire enfin". En fait, l'autrice nous l'explique dans la préface, elle a écrit ce livre après "Se le dire enfin" pour ancrer la réalité de ses personnages en leur donnant une vraie vie antérieure à leur rencontre dans son roman. Ouais, ouais, on dit ça. Moi je crois plutôt qu'elle s'était trop attachée à eux et qu'elle n'arrivait pas à se résoudre à les lâcher, à "tourner la page". Si le lecteur est dans le même cas, il sera ravi de l'aubaine. Quoi qu'il en soit, on peut lire "Compter les couleurs" indifféremment avant ou après l'autre. Ce sont deux romans totalement liés, mais autonomes. Dans celui-ci, les chapitres d'Elise (qui a "une âme solide dans un cœur enjoué") sont des pages qu'elle avait écrites à 17 ans, ceux d’Édouard sont celles qu'il a écrites bien plus tard... à 50 ans. J'ai trouvé cette mise en récit originale et intéressante.
Il y a eu une édition qui réunissait en un seul volume "Se le dire enfin" et "Compter les couleurs" (978-2290359174), c'est la meilleure solution, mais malheureusement elle n'est plus éditée et on ne peut la trouver que chez les soldeurs, cependant, elle est trouvable. La preuve, je l'ai achetée après avoir fini cette lecture. Sinon, il faut les acheter séparément et je vois sur Amaz' que les gens râlent parce que c'est trop cher pour si peu de pages ! Comme si c'était une tranche de pâté ! Ils n'ont qu'à faire comme moi et fréquenter les bibliothèques, c'est gratuit. On peut se goinfrer pour pas un sou et est-ce qu'ils s'y précipitent pour autant ?.
Une autrice chez qui je vais aller fouiller un peu.


J'aime beaucoup la couverture et je me retrouve dans l'hypersensibilité des personnages alors si je trouve le livre à la médiathèque, pourquoi pas :)
RépondreSupprimerEn effet. Moi je l'ai pris à la bibli parce que je ne connaissais pas l'autrice. Je me suis dit que c'était l'occasion.
SupprimerJamais lu l'auteur, je là cataloguais fel good?
RépondreSupprimerPour l'instant je suis loin de mon ordi et des copié collé, je te signale aussi mon dernier billet, qui propose un pavé de l'été, a toi de le noter au bon endroit. Merci.
... et tu n'aurais peut-être pas tort, car j'ai commencé "Se le dire enfin" et je redescends sur terre. Mais bon, je n'en suis qu'au début et comme chacun sait, je suis hyper faillible. PS je m'occupe de ton problème de cyber présence :-)
SupprimerJe pense avoir lu tous les romans d'Agnès Ledig. Celui-ci fait partie de ceux que j'ai le moins aimés.
RépondreSupprimerJ'ai trouvé que c'était cher pour quelques pages, en plus !
J'ai préféré ses premiers romans.
J'ai déjà remarqué que nous n'avons pas beaucoup de goûts communs en lecture, mais ce n'est pas grave. Il faut de la diversité.
SupprimerJe me suis contentée de Juste avant le bonheur qui m'a fait tellement chialer que je n'ai plus jamais voulu lire cette autrice !
RépondreSupprimer😂
SupprimerUne autrice que je n'ai toujours pas lue, peut-être parce qu'à tort, je la lie au feel good... Tu me donnes envie de la découvrir en tous cas. J'aime bcp la conclusion de ton billet. Et tu vois, une chose m'étonne, moi qui suis bénévole bien engagée dans ma médiathèque depuis 3 ans. Chaque été, on fait une braderie avec le fruit de notre désherbage... Donc des livres qui ne sont pas sorti depuis plus de 3 ans et qui donc n'intéressent plus personne... Et bien là, les gens se ruent pour les acheter... Je ne comprends pas bien !
RépondreSupprimerOui, tu as raison, c'est du feel good, mais je ne connaissais pas et sur ce court échantillon, je n'ai pas deviné.
SupprimerPour ton problème de livres de biblis, je pense que vos acheteurs ne sont pas vos inscrits, que ce sont des gens qui ne se sentent pas à l'aise avec le concept de bibliothèque (emprunter, rendre dans les dates, ne pas perdre...) mais qui sont tout près à acquérir les ouvrages à prix reduit pour les lire.
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