Pizzica Pizzica
de Solène Rebière
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Belle histoire que nous raconte ce roman graphique de presque 200 pages. Je démarrais avec beaucoup de réserves à cause de l'option «gris, noir, blanc» qui avait été choisie, moi qui aime tant les couleurs, mais j'ai peu à peu dû admettre son bien-fondé. C'est vraiment un bel album, harmonieux et expressif. Et c'est vraiment une belle histoire, très humaine et féminine. Si bien qu'au fil des pages, je suis passée des réticences du début aux cinq étoiles de ce bilan.
Apolline, danseuse et chorégraphe, accompagne en Bretagne un groupe d'acteurs afin de les aider à préparer leur prochain spectacle. Comme elle a du temps libre, elle sort et profite de ce qu'elle considère un peu comme des vacances. C'est ainsi qu'elle rencontre Erwan, un très beau brun, et c'est le coup de foudre. Aussitôt, il entame les tactiques classiques du pervers narcissique, mais, sous le charme, elle ne se rend compte de rien et, alors que le lecteur ronchonne et proteste en sourdine, elle le laisse la séparer de ses amis, puis la déplacer géographiquement, puis l'éloigner de sa famille. Trajet classique et ça ira très loin de cette façon, mais je ne vais pas tout vous raconter. Mais tout de même un jour, un geste réflexe lui évite de peu un accident et la ramène à la réalité. Le charme est rompu, ses yeux se dessillent. Encore faut-il se libérer... et cicatriser. Heureusement, Apolline n'est pas faible, elle était sous emprise, ça y ressemble mais c'est fondamentalement différent. La Pizzica aidera cette danseuse qui à ce moment-là, errera dans les Pouilles et lui offrira même un nouveau départ. L'art libère. Souvent du moins. L'Apolline de la fin aura appris beaucoup de choses.
Très beau, très bien vu et raconté sans commentaire, avec beaucoup de justesse (le démontage quand elle essaie de conduire, la plupart des femmes l'ont vécu un jour). Lisez-le ! Pas le choix.
PS : La
voilà, la Pizzica, on passera par chez Miss Sunalee














