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29 avril 2026

  La vie en rose

l'obsessionnelle poursuite du bonheur

de Florence Cestac 

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978-2205045901

Pas toute jeune, cette BD, je ne sais pas si elle parle autant aux jeunes femmes d'aujourd'hui (j'aimerais qu'elles me le disent), mais elle nous parle bien à nous, les babyboumeuses. On croit toujours vivre une vie unique et puis, avec le recul, on  discute avec le/la voisin/e et on ne peut que constater la répétitions à quelques variantes, près des mêmes grands types d'histoires. C'est comme ça qu'on apprend l'humilité, mais aussi que l'on a l'assurance de sa légitimité. Bref, comme le dit le titre, le mot d'ordre de l'Européen moderne, c'est "recherche du bonheur". Ceci posé, on fait ce qu'on peut et on se débrouille avec ce qu'on a, et voici ce qu'on avait, nous, à cette époque.

La bande dessinée reprend la vie de la narratrice depuis sa naissance, et même un peu avant, in utero. La petite enfance, l’enfance, l'adolescence, différents débuts d'adulte, et la suite. Ça commence gentillet, pas forcément passionnant, mais ça devient vite plus amusant dès qu'on arrive à l'âge adulte et l'humour bien connu de Florence Cestac, trouve à s'exercer. C'était l'époque où on venait de découvrir la pilule, mais encore fallait-il se la procurer et je peux vous dire que ce n'était pas une mince affaire. Ces messieurs les médecins n'était guère disposés à lâcher leur pouvoir sur la vie des femmes... mais si (ou quand) on finissait par l’avoir... Le monde changeait de face. Ça a été la génération libérée, et puis, est venu le monde des adultes, qui nous a rattrapés, mais dont on peut bien rire aussi. Les expériences, le mariage, la maternité, etc. etc.

J'ai passé un bon moment avec ces moments choisis croqués avec esprit. Souvenirs, souvenirs... en souriant tout le temps et parfois en riant. En me disant "Ah oui, c'était comme ça!", car les petites cases de Florence Cestac touchent très juste et la plupart d'entre nous s'y reverront. Les plus jeunes reconsidèreront peut-être leurs grands-mères...




11 janvier 2026


Le démon de Mamie 

ou la sénescence enchantée

de Florence Cestac

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978-2205212280

Démarrage un peu difficile avec cette BD parce que je n’appréciais pas trop le dessin (les visages), les gros nez, tout ça… un graphisme que j’estimais « brutal ». C’était mon premier Cestac. Mais je me suis lancée quand même parce que le thème m’amusait, et puis le graphisme, je m’y suis faite et ce, d’autant plus facilement que je me retrouvais dans un humour qui me convenait tout à fait. Cet album m’a souvent fait rire et, chacun le sait, quand on rit, c’est qu’on est séduit. A la fin, j’aimais même bien les dessins. Les gros nez, on s’y habitue quand le scenario est bon. Comme quoi, on est souvent rebuté par ce qui est nouveau et une fois, familiarisé, on voit les charmes/avantages/ qualités (selon le contexte).

Cet album - dont je n’ai pas bien compris le titre (ça démarrait fort). Les démons, j'aurais compris, mais le démon... non.– illustre ce qu’est une vie de Mamie, depuis la naissance des merveilleux petits enfants, les méthodes de soin puis d’éducation différentes de celles qu’on pratiquait de son temps, le rôle de baby-sitter, les galères de la garde d’enfants, 

la retraite, l’âge merveilleux où on s’occupe à la fois des vieux parents et des jeunes petits-enfants, les loisirs et occupations, les copines, la mise à l’écart, le corps qui fout le camp, la santé aussi, les disparitions (relatives, des enfants ou définitives d’amis/es), les derniers coups de cœur, l’animal de compagnie, la maison de retraite… la fin. Tant d’occasions de rire, vous vous en doutez bien. Si, si.


Bien placée pour en juger, je peux vous dire que le regard de Florence Cestac tape juste et son humour touche exactement où ça grattouille. Il y a des scènes qu’on a vécues ou que des copines nous ont racontées. On s’y retrouve, c’est nous, ça ! Sacrées mamies ! Je crois que personne ne les comprend en dehors du groupe des mamies. Alors merci à l’auteure de nous rappeler qu’on n’est pas toute seule, il y en a toute une génération, des comme nous, et on ira jusqu’au bout ! Coûte que coûte, et le sourire aux lèvres. Merci Florence !