19 mai 2026

La jeune femme et la mer 

 de Catherine Meurisse

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978-2205089691

Inspiré d'éléments autobiographiques, voici un beau conte philosophique qui intéressera aussi bien les ados que les adultes. La dessinatrice de l'histoire, se rend au Japon dans une résidence d'artistes. Son idée est de s'imprégner de la nature et si possible de l'esprit nippon, mais ce dernier point est difficile, d'autant que bien sûr, elle ne parle pas la langue. Elle est dans un village typique, en bord de mer. Le paysage est à couper le souffle.

Dès le premier jour, la voilà qui se lance à la découverte des environs, son carnet de croquis à la main. Elle arpente monts et chemins, regarde tout et marche sans fin. C'est une randonneuse infatigable. Elle marche, mais ne dessine pas. Partout, elle compare les paysages à ceux de sa campagne natale. C'est permanent. Sans doute, le faisons-nous tous. Elle rencontre également quelques personnes et personnages car voilà que bientôt ; les frontières du réel se fondent un peu et deviennent poreuses aux fantasmes. L'onirisme s'invite. Certaines de ces rencontres sont bien réelles, et d'autres bien imaginaires, mais pour d'autres encore, il est difficile voire impossible de trancher. Existe-t-il, ce peintre qui veut peintre UNE femme, mais ne produit que des haïkus? Existe-t-elle Nami, cette étrange aubergiste qui parle à la mer et envoie ses maris de passage réparer le monde?

Parmi les rencontres fantasmées : le tanuki (il a fallu que j'aille voir sur Wikipédia à quoi au juste, j'avais affaire). Tanuki philosophe, guide touristique et conseiller artistique, malheureuse victime de l'exploitation de sa fourrure, mais ça, on n'en parle pas. Peut-être, l'auteure l'ignorait-elle... Pour l'heure, il lui offre volontairement un pinceau de luxe.



 Elle apprendra aussi que les occidentaux ne peuvent pas vraiment comprendre ou produire des haïkus, ce dont elle ne se soucie guère, car ce qu'elle veut, c'est peindre... et peu à peu... on y vient, en croisant au passage d'autres peintres, plus célèbres, japonais ou non.

Bel album intelligent et poétique. Je vais en chercher et lire d'autres de cette autrice.


PS : cette case m'a permis de mieux comprendre un roman de Kazuo Ishiguro. 


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Le Lectures sans frontières l'a lu aussi. 

14 commentaires:

  1. Merci pour cette participation ! Ça fait un moment que je tourne autour de cette BD. Elle avait déjà ses atouts avec le Japon comme lieu d'action, ou d'inspiration plutôt, mais ton billet me confirme qu'elle devrait vraiment me plaire.

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  2. elle est dans ma liste d'envies, à découvrir!

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    1. Très sympa en tout cas, même si on ne peut pas tout avoir.

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  3. Il est toujours dans mes listes d'envies mais toujours emprunté lorsque je vais en médiathèque :) Il faudra que je me décide à la réserver !

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    1. Alors moi, je suis une grande adepte de la réservation et je suis vraiment enchantée de ce système. Parfois je suis 5ème sur la liste (pour les best seller). Si chacun le garde un mois, comme on a le droit, je l'aurai dans six mois! mais je m'inscris quand même. J'ai de quoi lire en attendant et un jour finit toujoursrs par arriver où un petit texto m'apprend qu'il m'attend.

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  4. Elle aussi dans ma liste d'envies depuis un bon moment. Merci pour la petite piqure de rappel.

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  5. J'aime beaucoup le dessin de Catherine Meurisse et les thèmes qu'elle aborde... celui-ci ne fait pas exception !

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    1. Oui, c'est ce que j'ai vu, moi aussi, ses sujets m'intéressent. Je ne vais pas tarder à la lire encore. Si tu veux on fait une lecture commune

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  6. Merci pour ton avis sur cet ouvrage qui est dans ma PAL mais que je n'ai pas pensé à inclure dans mes lectures pour le challenge !

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  7. J'aime beaucoup cette autrice mais j'ai été un peu déçue par l'intrigue de cette BD (certainement pas par les dessins!) La légèreté ou Les grands espaces sont des merveilles.

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    1. Là, tout dépend si tu embarques dans le côté onirique ou pas. Moi, je n'ai pas été déçue.

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