14 mars 2026

Le puits, la corde et le seau

de Paul Vance

Paul Andréota

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‎ 978-2702405895

Le Masque n° 1467

J’ai décidé d’aller pêcher un peu dans la Collection Le Masque, excellente collection de romans policiers, qui a cessé de vivre il y a une quinzaine d’année. Je le fais parce que j’ai remarqué que le label de cette collection garantit tout de même un niveau de langue satisfaisant et une intrigue au moins correcte (et souvent plus). Donc, allons-y ! Comme je viens de le dire, la collection d'origine ne produit plus depuis 2012 mais sachant qu’elle compte 2540 titres et la saison des vide-greniers arrivant, je pense que je vais avoir l’occasion de m’approvisionner.

Paul Vance, alias Paul Andréota a publié beaucoup de romans et scénarios, mais chez Le Masque, il n’a publié que deux romans, tous deux en 1977. Leur héros récurrent est le Commissaire Baratier,

• Le Puits, la Corde et le Seau

• Échec à l'innocence

Série courtissime donc. N’ayant pas lu le second, je ne sais pas si ce pauvre commissaire s’est fait descendre ou a rencontré quelque autre empêchement majeur, ou si la raison est à chercher ailleurs.

Parlons-en de ce Commissaire Baratier, échantillon primitif de ce qu’on appelle maintenant HPI, il a fait d’abord de très brillantes études, s’est ennuyé dans ses débuts de «belle carrière», a tout plaqué et s’est retrouvé flic, branche qui lui a semblé moins ennuyeuse et où ses capacités intellectuelles lui ont permis de passer concours et échelons hiérarchiques à la vitesse grand V. Il a les cheveux longs, un look plutôt hippy (voir l’époque), étonne ses collègues qui ne raffolent pas de lui, mais a le soutien de sa hiérarchie qui veut bien fermer les yeux sur les détails au vu des résultats. Vous allez me dire, « un flic plutôt sympathique, quoi » Eh bien, pas tant que ça à mes yeux, encore un qui supporte mal le regard du 21èùe siècle. Bien loin de s’en douter lui-même (il se verrait plutôt comme un séducteur cool), notre commissaire est un macho qui va un peu écœurer son lectorat moderne en n’hésitant pas à secouer comme un prunier une témoin qui ne lui répond pas assez vite, ou à passer sa mauvaise humeur sur sa compagne qui s’épuise à le distraire quand il rentre chez lui contrarié. Bref non, Baratier, vous n’avez rien d’un doux philosophe. Il y a un peu d'humour dans certains dialogues, mais ça ne va pas suffire.

Le commissaire et son adjoint, sont chargés de résoudre un mystère inexplicable : le riche mécène d’une secte meurt enseveli par l’effondrement d’une voûte médiévale de son manoir alors qu’il rejoignant le gourou et les autres membres pour la méditation. Pour une raison qui ne m’a pas parue claire, le supérieur de Baratier est persuadé qu’il y a quelque chose de louche dans ce décès, mais impossible de savoir comment l’assassin s’y est pris, si assassin il y a (d’autant que le décès du type n’arrange apparemment personne). Tous les autres membres de la secte étaient réunis dans une même salle un peu éloignée, aucune machinerie ni sabotage n’est visible, ni envisageable, car une clé de voûte faisait tenir la construction de pierre, et tout le monde vous dira que c’est un système qui a fait ses preuves. Voilà notre commissaire envoyé sur place avec son gros QI pour s’assurer qu’il n’y a pas de truc ou comprendre lequel.

Pour tout arranger, Baratier est réellement subjugué par le gourou ! ...

Bilan, ce qui est intéressant dans ce roman, c’est de découvrir le modus operandi. J’ai passé tout mon temps à essayer de deviner comment il avait bien pu faire et non à chercher le coupable. Et tant mieux pour moi d’ailleurs, parce qu’en fin de compte, on découvre que le coupable est X, mais ça aurait aussi bien pu être Y, W ou Z. C’est du moins l’impression que j’ai eue. Mais le truc pour la voûte, je ne l’avais pas trouvé (bien que je doute de son réalisme) et je ne regrette donc pas ma lecture.

PS : Pour en savoir plus sur Le Masque : Clic





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