20 juin 2026

   PAGE RECAPITULATIVE PAVES DE L'ETE 2026

Actuellement :

24  participants 

pour   72  titres

*

Comment ça va se passer?

Je vais relever ici les liens que vous aurez mis en commentaire et qui sont conformes aux règles du challenge.  (Clic ici)



Les participants seront classés par ordre alphabétique jusqu' au 23 septembre. Le 24, il y aura aussi un récapitulatif selon les scores avec DISTRIBUTION DE MEDAILLES ! 👍👏

Les livres de plus de 750 pages pourront aussi participer aux Epais de l'été


Amusez-vous bien !  😄😁

*




AIFELLE 
1 - "Le Portier" de Chris Pavone

ALEX MOT-A-MOTS
1 - "Le Calamity Club" de Kathryn Stockett
2 - "Le Portier" de Chris Pavone

ALEXANDRA
1 - "Les Morts ne chantent pas" d' Adler-Olsen, Holm & Bolther
2 - "Apprends-moi tout ce que tu sais" de Hanna Bervoets 
3 - "Le Lecteur de cadavres" d'Antonio Garrido

ANNE - YES
  
ATHALIE 
1 - "Le livre de la culpabilité" de Catherine Chidgey 
2 - "Le Festin" de Margaret Kennedy 

AUDREY
1 - "Les sept maris d’Evelyn Hugo"  de Taylor Jenkins Reid 
2 - "L’Exil du Prince" d' Amina Archer 

BELETTE2911
1 -"Chacal" de Frederick Forsyth 
‬2 - "La malédiction de Satapur" de Sujata Massey 
3 - "Seul le silence" de R. J. Ellory
4 - "Nevernight: L'aube obscure"de Jay Kristoff 
5 - "13 heures" de Deon Meyer  
6 - "La rivière au cœur froid" de Keith McCafferty
7 - "Glen Affric" de Karine Giebel 
8 - "La Dame renard" de Yangsze Choo
9 - "L'Homme du Sudde Greg Iles  
10 - "87e District - Intégrale 01" de Ed McBain
11 - "Les promises" de Jean-Christophe Grangé 
12 - "Perry Mason - Intégrale 01" d'Erle Stanley Gardner 
13 - "Les lunes de sang – 01" d' Anaïs Cros
14 - "La première loi – 01" de Joe Abercrombie 
15 - "Les Anges de New York" de R. J. Ellory 
 ‬16 - "Un Monde sans fin – Kingsbridge 2" de Ken Follett 
17 - "La défaite des idoles - 2" de Benjamin Dierstein

DASOLA
1 - "Fox" de Joyce Carol Oates 
2 - "La maison vide" de Laurent Mauvignier
3 - "L'heure du loup" de Robert McCammon
4 - "Les belles promesses" de Pierre Lemaitre
5 - "Ruptures" de Bernard Minier

DAME IDA
1 - "Descente en Enfer" de Lincoln Child et Douglas Preston 
2 - "Les mémoires d’un expert psychiatre" d'Angelina Delcroix

EIMELLE
1 - "Pour un instant d'éternité" de Gilles Legardinier
2 - "Mardi soir, 19 H" de Gilles Legardinier 

  ENNA
"Une colonne de feu" (Les piliers de la terre T3) de Ken Follett

FANJA
"Avalanche" de Lance Weller 

GERALDINE
"La Louisiane" de Julia Malye

INGANNMIC
1 - "Je ne suis pas là" de Lize Spit
2 - "Faire bientôt éclater la terre" de Karl Marlantes
3 - "Les pionniers du Minnesota" de Vilhelm Moberg
4 - "Bien-être" de Nathan Hill 
5 - "La ville" de William Faulkner
6 - "Au terme du voyage" de Vilhelm Moberg

KEISHA
"Le Calamity Club" de Kathryn Stockett

MANOU
1 - "La porteuse de lettres" de Francesca Giannone
2 - "La carte des confins T 1" de Marie Reppelin
3 "La carte des confins T 2" de Marie Reppelin

MAPERO
1 - "Dictionnaire amoureux de la Tunisie" de Fawzia Zouari 
2 - "L'Echelle de Jacob" de Ludmila Oulitskaia

MISS SUNALEE
1 - "Peste noire" de Patrick Boucheron
2 - "Avalanche" de Lance Weller 
3 - "Exit Staline" de Mark B. Smith  
4 - "La fabrique des salauds" de Chris Kraus 

NANOU
1 - "Fox" de Joyce Carol Oates

PHILIPPE D.
1 - "Créance de sang" de Michaël Connelly 
2 -  "La lumière du bonheur" d'Eric-Emmanuel Schmitt

SANDRION
1 - "Cache-cache" de Søren Sveistrup
2 - "La lumière vacillante" de Nino Haratischwili


SIBYLLINE 
1 - "Ne jamais trembler" de Stephen King 
2 - "Le complexe d'Eden Bellwether" de Benjamin Wood
3 - "Neuf parfaits étrangers" de Liane Moriarty
4 - "Si ça saignede Stephen King 
5 - "Marc" de Benjamin Stock
6 - "Chambre 505" de Viveca Sten


TACHAN
1 - "Alamut" de Vladimir Bartol 
2 - "Off the grid" de K. Bromberg
3 - "Powerless" de Elsie Silver


VIOLETTE
1 - "Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier 
2 - "La Chute des géants" de Ken Follett


19 juin 2026

 

Luttons contre l’invisibilisation des femmes dans l’art, la culture et les sciences.


Lu dans un article déjà ancien de ONUFemmes:  

"Il y a toujours eu des femmes artistes, mais on a tout simplement ignoré leur travail et l'histoire les a oubliées.
Un oubli qui nous rend toutes et tous ignorant.e.s d’une partie de notre patrimoine culturel et artistique : en effet, en dehors de quelques références, qui connaît les noms de ces femmes architectes, compositrices, artistes, cinéastes, écrivaines qui ont participé à l’édification de notre culture"
Tentons de donner leur place aux écrivaines, à notre modeste niveau, ne serait-ce qu'en lisant autant d'autrices que d'auteurs. 
Alors que je suis féministe depuis toujours, j'ai constaté que je lisais nettement plus d'auteurs. Cela m'a étonnée, je pensais être à peu près à égalité. Bien sûr, ils sont beaucoup plus mis en avant. Ceci explique sans doute cela si on ne fait pas attention (La carte forcée du magicien). Alors justement, faisons attention. Faisons, nous aussi, l'effort de compter dans nos blogs et de rééquilibrer quand il le faut. Je viens de commencer, alors pour 2026, le score (pas fameux) est.

Femmes 16    -    Hommes 26

Et je le mettrai à jour à chaque nouvelle lecture. Qui se joint à moi?  Lançons ce mouvement salutaire qui fera du bien à tous. Que dites-vous de ce logo? (Vous pouvez l'utiliser si vous voulez). Pour moi, il va maintenant s'afficher dans la colonne de droite =>

PS: Si vous lisez 2 livres d'une même personne, cela compte 2

17 juin 2026

Eclaircie

de Carys Davies

*****

979-1037114693

Deuxième livre que je lis de cette écrivaine et me voilà décidée à lire tout ce qui paraîtra d'elle en français. Je viens d'acheter "Le voyage d'Hilary Byrd" que mes biblis n'avaient pas. Quand l’éditeur parle de "style concis et puissant", pour une fois, il n'exagère pas. En moins de 200 pages, C. Davies nous emmène non seulement dans un lieu tout à fait spécial, mais même dans une époque et un monde que nous ne soupçonnions pas. Elle donne aussi vie à des personnages absolument marquants, profonds, originaux et riches que je ne suis pas près d'oublier. Ces trois-là vont rester longtemps avec moi.

Cela se passe au milieu du 19ème siècle, au nord de l’écosse. John Ferguson, pasteur presbytérien, cœur pur, très amoureux de sa femme Mary qui le lui rend bien, a quitté son poste confortable pour rallier un schisme plus idéaliste de son église. Du coup, le ménage perd tous ses revenus et John qui ne songe qu'à installer sa nouvelle église, ne parvient pas à trouver un emploi. A force de demander, il se voit attribuer un travail dont il ne mesure ni la laideur, ni la dangerosité. Dans le froid et les bourrasques, l’archipel des Shetland est constitué de toutes petites îles presque incultes où un hameau, une famille, voire un homme ou une femme seul vivotent, tirant comme ils peuvent leur pitance de ce sol et ce climat hostiles. Plus que leur pitance, même car ces terres appartiennent quand même à des capitalistes continentaux qui pressurent à mort leurs derniers fermiers. En cette époque "moderne" de recherche de rentabilité maximum, les propriétaires trouvent que le jeu n'en vaut plus la chandelle et décident d'expulser les derniers occupants pour les remplacer par des troupeaux de moutons qui se débrouilleront seuls entre deux récoltes de laine et prélèvements de boucherie. Dans l'île où est envoyé Ferguson, il ne reste plus qu'un homme, Ivar, qui ne parle qu'une langue ancienne qu'il est seul à connaître, un colosse primaire, rendu plus primaire encore par des années de solitude totale. Le pasteur va être déposé dans l’îlot par un bateau de passage et repris un mois plus tard avec le fermier auquel il aura dans l’intervalle expliqué qu'il faut qu'il parte et qu'il aura une bien meilleure vie sur le continent. Notre citadin John Ferguson s'y prend si bien que dès le premier jour, avant même d'avoir rencontré Ivar, il tombe de la falaise tout nu (il prenait un bain) et gît sérieusement blessé sur les rochers où il serait mort si le fermier ne l'avait découvert par hasard. A partir de là commence un huis clos pour les deux hommes, marqué par la plus totale incompréhension, qui entraînera la constitution par le pasteur, d'un lexique laborieux mais s'enrichissant en permanence. De son côté, Mary, restée à terre, découvre tout ce qu'on leur a caché sur cette mission confiée à son mari et, en femme de caractère, décide de le rejoindre au plus vite pour l'avertir.

Belle image des papiers et actes officiels qui, lessivés par la mer, revenus au blanc d'origine, serviront pour noter le lexique élaboré soigneusement par deux hommes qui essaient de communiquer.

Une idée formidable ! Si originale, si pleine de possibilités et si magnifiquement exploitée ! L'écriture est superbe et même poétique. Je bée d'admiration ! Un roman rude mais qui, paradoxalement rend foi en l'homme, et quand j'y pense, c'est aussi l'effet que m'avait fait "West" .

Une autrice dont je vais TOUT suivre ! Si vous ne connaissez pas encore 1° Vous avez tort 2° Courrez !


Tout entier entre traversées difficiles et îles à moitié sauvages, ce roman participe au Trip en mer. Sans que j'en dise plus pour ne pas déflorer, il participe également au mois des fiertés.



Et comme nous sommes sur une île... 

13 juin 2026

Résistances queer   

d' Antoine Idier

Dessins : Philippe Pochep

*****

978-2413048596

J'ai pris cet album tout d'abord parce que j'aime bien cette collection "Découvertes - Delcourt" qui m'apporte un vernis de connaissances dans des domaines variés, et ensuite parce que je m’emmêle un peu dans les lettres du célèbre acronyme et parce je ne refuserais pas une définition claire du mot "queer". Mais évidemment, ce qui est complexe n'est pas simple, alors pour la définition simple... enfin bref.

Si le titre fait penser à l'histoire la plus récente des mouvements LGBTQI+, c'est bien l’historique complet du mouvement de manifestation, puis de revendication, qui est examiné en détail, depuis ses débuts et pas seulement la dernière période. Mais je comprends bien que l'éditeur préfère "Résistances Queer" qui accroche le chaland simple curieux à "Histoire des mouvements revendicatifs homosexuels". Ceci étant dit, l'album (144 pages) est agréable à lire et plein d'enseignement. Les dessins de Pochep sont plaisants, vifs et naturels. Pour donner vie à l'évocation des faits dans leur chronologie qui aurait pu être rébarbative, il a mis en scène trois personnages principaux (et un chat, qui fait un peu office de bâton de parole ou de boule antistress). Les personnages sont deux jeunes gays qui viennent de se rencontrer dans le quartier du Marais grâce à une appli de rencontres homo et un homosexuel vieillissant qui va croiser leur chemin et qui va entreprendre de leur raconter toute l'histoire du mouvement homosexuel. Il les invite chez lui (en échange, ils lui montent ses paquets) et entreprend de leur raconter toute l'histoire, un verre à la main, et même plusieurs. C'est un spécialiste, il a même monté un musée des mouvements homosexuels Et tout de suite, il est question de mots. Nommer, c'est faire exister mais c'est aussi cerner. Ce qui n'a pas de nom n'existe pas vraiment, on ne peut pas réfléchir dessus, mais ce qui en a un est défini par ses limites. Il y a ce qui est lui, "lesbienne" par exemple et ce qui ne l'est pas. Mais une fois qu'on a ouvert le cadenas des conduites normées, et invité chacun a suivre sa pente la plus naturelle, ça part dans tous les sens. Et chaque orientation différente a de même besoin d'un nom pour exister et est limité à ce que désigne exactement ce nom. Et ce, dans le meilleur des cas. Je veux dire, si ne s'y accole aucune hiérarchie ou jugement de valeur, comme aiment à en établir les "sachants", médecins, psy, etc.


Ce qui explique que l'acronyme ait accumulé les lettres Lesbiennes, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersexe et finalement + pour indiquer que la liste n'est pas close. Queer, finalement, si j'ai bien compris, désigne toute personne non hétéro. Les mots sont importants, mais une fois la chose bien établie, on peut être moins pointilleux, surtout que les frontières sont poreuses.

Donc : "+", parce que sinon :


N'oublions pas que ce n'est qu'en 1982 (il y a moins de 50 ans!), avec R. Badinter, qu'est passée la loi dépénalisant l'homosexualité.

Bilan : un album bien fait, et très instructif, que je conseille à tous, hétéros ou non.

PS : un titre emblématique du mouvement gay est évoqué : "You make me feel mighty real" J'aime l’interprétation de Jimmy Somerville.

PPS : Et il y a des clins d'œil, aussi: Qui je vois à la manif??? 


   

09 juin 2026

Slava - T1 - Après la chute

de Pierre-Henry Gomont

*****


978-2505115250

Premier tome d’une trilogie qui a pour cadre, et parle de la Russie post soviétique. Nous sommes dans les années 90, les années Eltsine. Le gros gâteau a été mis sur la table et les rapaces ont sauté dessus. Les plus forts, les plus rapides, les mieux organisés se sont taillé la part du lion mais il reste encore des miettes et la lutte des appétits continue. Les non-rapaces assistent à la curée impuissants et tentent de préserver quelque chose pour eux… C’est le règne du système D.

Nous faisons connaissance de Slava, un homme jeune, un artiste peintre qui se cherche. Il a connu le succès, mais il avait un goût amer. Il cherche autre chose, alors il a tout arreté et il « zone » et fait des magouilles avec un ami d’enfance retrouvé, Lavrine. Lavrine, lui, c’est tout le contraire, il n’a rien d’un artiste, mais le sens des affaires, par contre, il l’a. Il l’a toujours eu, même enfant, et maintenant, on peut dire que la période s’y prête. La corruption et la voracité règnent en maîtresses. Il a des connaissances dans les nouveaux milieux huppés et écume tous les lieux susceptibles de contenir des objet d’art, les pille, et vend au plus offrant. Il a embauché Slava. Ils sillonnent le pays, qui est loin d’être vraiment sûr, et ça se passe parfois bien et facilement, et d’autres fois… beaucoup moins. Çà sera le cas pour le pillage d’aujourd’hui qui avait pourtant toutes les apparences d’un coup en or. Oui, je sais, c’est souvent comme ça.

Pendant ce temps, tout est à vendre dans le pays, et pour pas cher. Si vous voulez savoir comment ça marche (parce que ça a aussi servi ailleurs), c'est parfaitement expliqué en moins d'une page, tant il est vrai qu'un petit dessin vaut mieux qu'un long discours.


Quand le chemin de nos deux pieds nickelés croise celui des mineurs qui viennent d'apprendre qu'ils vont se retrouver sans ressources parce qu'ils ont perdu leur mine au petit jeu décrit plus haut,, l'histoire va prendre une autre tournure.

Cette BD, entièrement faite par Pierre-Henry Gomont, est une vraie réussite. A la fois passionnante par ses rebondissements, amusante par ses personnages hauts en couleur, nombreux et remarquables, et instructive par tout ce qu’elle nous montre de l’intérieur. C’est fascinant. Toutes les aventures (et mésaventures) sont possibles. Comme dit l’auteur « libérée du joug communiste, la Russie est livrée en pâture au capitalisme le plus sauvage ; l’idéal égalitaire n’est remplacé par rien. »

Cependant, le métier de hyène n’est pas sans danger, d’autant que, comme on pouvait sans douter, Lavrine, s’il ne manque ni d’audace, ni de courage, ne joue pas souvent franc jeu… certains n'apprécient pas.

Allez-y, c’est un conseil, moi, je saute sur les tomes 2 et 3.



05 juin 2026

 Trois hommes, deux chiens et une langouste

Iain Levison

****

979-1034906697

Pittsburgh et l'univers de Iain Levison et des tout petits salaires américains dans ce roman noir. Trois amis, la trentaine, végètent à tirer le diable par la queue grâce à des boulots épuisants, mal payés et dont on se fait facilement virer. Le plus heureux serait encore Kevin, qui a monté sa petite affaire de promeneur de chiens de citadins trop occupés. Il ne sera jamais riche, mais au moins, il a une activité saine, pas de patron et des collègues (les chiens) plutôt sympathiques. Mitch travaille dans une grande surface. C'est lui qui remplit les rayons vides en matériel pour voitures et autres. Client névrosés et petits chefs font de sa vie un enfer. Doug travaille dans une cuisine, mais il n'est pas cuisinier. Il se charge des corvées et il passe son temps à imaginer qu'il pourrait choisir et commencer un autre métier, comme pilote par exemple. Il y croit vraiment. Au moins un peu. En attendant, ils croupissent sur le divan devant la télé en buvant des bières et fumant de l'herbe. Mitch et Doug vivent là en coloc, Kevin est marié et même père d'un enfant mais c'est là qu'il se réfugie à chaque fois qu'il peut. Avant de promener des chiens, il était en prison pour avoir fait pousser de l'herbe chez lui... Ils sont tous pauvres, surtout. C'est ce qui les qualifie principalement. Ils essaient d'arrondir un peu les fins de moi avec des combines compliquées et peu rentables... voler une télé, voler une Ferrari...

Et voilà que Doug et Mitch perdent leur boulot ! Evidemment, personne n'a le moindre sou de côté pour voir venir. Le loyer court. C'est l'angoisse ! Surgit une occasion de dealer en plus grand, mais encore faudrait-il avoir le réseau et la clientèle; et voilà que le hasard montre à Kevin un casse possible : un fourgon de banque ! Carrément ! Comme des grands !

Tout est dans la préparation, comme on dit, et déjà, à ce niveau-là, on va voir l’envergure des bonshommes...

Ceux qui aiment Iain Levison ne seront pas perdus, comme je disais en intro, c'est son univers depuis le début, très humain. Les paumés coincés dans leurs vies comme des mouches dans un bocal. C'est drôle parfois. Ça a un intérêt sociologique et psychologique, mais au bout d'un moment, c'est un peu toujours pareil. Ils ont non seulement des vies trop restreintes, mais leurs capacités le sont tout autant et ce n'est pas en comatant sur leur divan à griller leurs derniers neurones que ça risque de s'arranger. Maintenant, pour que cela deviennent à nouveau captivant, il faudrait que l'auteur glisse un surdoué dans sa prochaine bande de loser.


01 juin 2026

 

CHALLENGE PAVÉS DE L’ÉTÉ 2026 *

*****


Bonjour à tous !   😀

Voici bientôt venir l'été et les vacances, tout le temps de lire des grooooos livres. Ce billet pour vous parler du Challenge des Pavés de l’Été qui va commencer le 21 juin, Les règles sont exactement les mêmes que l'année dernière.

1) Lire au moins un livre D’AU MOINS 500 PAGES (tolérance zéro pour le nombre de pages) pouvant être un roman, une (auto)biographie, un récit - témoignage ou encore un essai (mais pas de roman graphique car la perception du nombre de pages est différente). C’est un volume unique (on ne peut pas additionner les pages des volumes d’une série pour arriver au total requis, à moins qu’un éditeur ne les ait rassemblés dans une intégrale papier).

2) Ce livre, vous pouvez le lire dans sa version papier ou numérique ou l’écouter en version audio, mais IL DOIT EXISTER DANS UNE VERSION PAPIER D’AU MOINS 500 PAGES (je me référerai au nombre de pages annoncé sur les sites Fnac ou Amazon puisque c'est un renseignement qu'ils donnent toujours. Qu'ils aient tort ou raison, c'est leur verdict qui comptera. Je dis cela car il y a eu des contestations mais il faut bien un juge de ligne, ce sera eux. C'est plus simple.)

3) A la fin de votre billet, vous mettez  un lien vers https://la-petite-liste.blogspot.com/search/label/Pav%C3%A9s%202026%20r%C3%A8gle%20du%20jeu           (obligatoire).


et si possible, le logo du Challenge (ci-dessous). En échange vous mettrez votre propre lien sur les pages du challenge.

4) Durée du Challenge : du 21 juin au 22 septembre inclus

Modalités de participation :

inscriptions dans les commentaires du présent billet dès à présent 

publication des billets (ou critiques sur n'importe quel réseau social pour les non blogueurs) à partir du 21 juin (et pas avant). Ces billets doivent obligatoirement faire au moins une quinzaine de lignes. dépôt des liens vers vos billets via les commentaires de la Page Récapitulative qui ouvrira sur La petite LISTE le 21 juin. Une fois homologués (très rapidement si les 3 premiers points du règlement sont ok), ils iront dans la page récapitulative elle-même.

N’hésitez pas à poser vos questions éventuelles dans les commentaires. Faites de la pub, plus on est nombreux, plus c'est intéressant. Si votre billet parle d'un livre de plus de 750 pages, vous pouvez le mettre en plus dans le challenge  "Les Epais de l'été" .

ALORS, PRÊT(E)S A RELEVER LE DÉFI ?ᅡᅠ?  Mais attention! Pas avant le 21 !

Inscrivez-vous dans les commentaires 


  








Vont participer : (s'ils ont une petite fleur bleue, c'est qu'ils ont commencé)

Bien sûr, on peut participer même si on ne s'est pas pré-inscrit. Il suffit d'envoyer le premier lien.

🪻Sibylline

🪻Philippe D.

Anna Kronik

🪻Athalie

🪻Miss Sunalee

🪻Anna - Yes

🪻Manou

Cath L 

🪻Fanja

🪻Mapero

Tadloiducine

🪻Audrey

🪻Keisha

🪻Violette

🪻Ingannmic 

🪻Sandrion

🪻Alexandra 

Patrice

🪻Nanou

Faby

Claudialucia

🪻Belette2911

🪻Dasola  

Anne 

🪻Enna

Tabras

🪻Géraldine

🪻Dame Ida

🪻Alex Mot-à-Mots 

🪻Tachan

🪻Eimelle

🪻Aifelle


     

27 mai 2026

Une brune aux yeux bleus

de Charles Exbrayat

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978-2702415467

Trouvé dans une boite à livres. Il va y retourner.


Déborah, fille d’une longue lignée de huguenots extrêmement austères, est une jeune fille de caractère qui n’a que la bible à la bouche (ou du moins ses extraits) et vit dans la montagne cévenole avec toute sa famille sous la coupe d’un patriarche tyran incontesté. Déborah est bergère mais ne craint rien ni personne (hormis dieu) et pour que ce soit clair, le premier chapitre nous la montre "mettre la pâtée" à un candidat violeur. La famille n’a de relation qu’avec le pasteur et, la montagne ne pouvant nourrir tous ses enfants, c’est lui qui se charge de trouver à la ville, des emplois pour les jeunes gens en âge de quitter le nid. Et justement, quand Déborah rentre, à peine essoufflée de son agression, c’est pour apprendre qu’on lui a trouvé une place de bonne à tout faire dans une des meilleures familles huguenotes d’Annecy. Pour elle, c’est la première sortie hors de son village et on ne peut pas dire qu’elle y soit bien préparée. Ses dehors un peu austères, voire rudes, cachent un fond plus rude encore, cependant, j’ai oublié de le préciser, Déborah est d’une beauté à couper le souffle…

Exbrayat joue à fond la carte du comique de situation avec cette pin-up biblique et sectaire jetée dans le vaste monde et se frottant à la "civilisation".


Les "meilleures familles" étant ce qu’elles sont, l’arrivée de Déborah coïncide avec le meurtre sanglant de son doyen très riche mais très avare dont tous espéraient secrètement le décès et l’héritage. Qui a fait le coup ? D’autant que l’affaire se double de la découverte d’un sombre scandale ancillaire avec éviction de la malheureuse (d’où l’embauche en urgence de Déborah) et totale incertitude sur le géniteur. L’inspecteur Plichancourt et son jeune adjoint (coureur invétéré) vont se rendre sur place pour mener l’enquête. Tout peut, et va, arriver.

Du Exbrayat pur jus. Récréatif, drôle (si on prend les choses au second degré comme il se doit) et bien écrit. Exbrayat comme on l'aime, avec ses scènes d'anthologie et ses subjonctifs. Une fin pleine de philosophie et là, j’avais trouvé qui avait fait le coup ! Ouf ! Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé!