21 avril 2026

 La montagne dans la mer

de Ray Nayler

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978-2381631493

L’action est située dans un futur non précisé où l’homme finit d’épuiser les ressources naturelles en étant de plus en plus prédateur et non en tentant de ralentir, voire cesser avant la totale désertification, l’extinction des espèces et l’impossibilité de les faire revenir. Dans une petite île du Vietnam, une grosse multinationale (Dianima) a évacué la population pour y mener à bien ses recherches sur une créature qu’elle vient de découvrir au fond de l’eau. La quatrième de couverture donne un peu l’impression que ce serait une vie extraterrestre, mais ne l’ayant pas lue avant d’avoir fini le roman, je n’y ai pas pensé un instant. Il s’agit de pieuvres particulièrement anciennes et installées de tout temps dans des zones profondes auxquelles l’homme n’accédait pas jusqu’alors. Mais la surpêche démentielle qui sévit maintenant, est allée les perturber et agresser et elles tentent de se protéger. Dianima envoie sur cette île maintenant déserte et protégée par un no man’s land où on tire à vue, la docteure Ha, meilleure spécialiste mondiale des pieuvres, une androïde de combat pour la protéger, et sous la forme d’un autre androïde, la plus puissante des IA (trop puissante même pour que l’humanité l’accepte).

Ce récit s’appuie sur une réelle connaissance des pieuvres sur lesquelles nous apprenons énormément de choses. Je ne peux que vous conseiller de jeter un œil sur la page que Wikipedia leur consacre : « Les pieuvres se distinguent par leurs capacités intellectuelles étonnantes pour un invertébré. Celles-ci reposent sur 500 millions de neurones répartis entre l'encéphale central, les lobes optiques et les huit bras. » En clair, elles n'ont pas qu'un cerveau central comme nous. Ce qui intéresse tellement Dianima, justement, c’est de comprendre et utiliser cette forme différente d’intelligence afin de devenir encore plus puissante.

A l’extérieur, le monde est devenu un enfer de surexploitation. L’un des personnages de ce récit à trois voix a été enlevé lors d’une soirée dans un port et se retrouve maintenant esclave dans un bateau de pêche géré par une IA. C’est à dire que cette IA, qui n’a qu’une seule consigne : gérer le bateau de pêche de la manière la plus productive possible, ne connaît aucune limite, n'est accessible à aucun raisonnement, ni loi (morale ou légale) en dehors de cette consigne.

Le troisième personnage est un spécialiste des systèmes de défense informatique. Il a été contacté par un concurrent de Dianima dans un but qu’on ne comprend bien que vers la fin.

L’auteur, Ray Nayler, qui n’a auparavant publié qu’un recueil de nouvelles est plus un scientifique qu’un littéraire, et c’est le seul défaut du livre. Pour moi, tout est passionnant dans cette histoire : les pieuvres pour leurs remarquables capacités, les intelligences artificielles et tout ce qu’elles vont modifier dans notre monde et cette fiction justement, qui explore un scénario possible. La structure du récit est bonne, les trois points de vue bien vivants ont de l’épaisseur et savent convaincre, mais ! Car il y a un petit «mais», j'ai trouvé que l'auteur n'était pas un conteur hors pair. Il ne nous attrape pas comme Stephen King par exemple, ou d'autres, pour ne nous lâcher que quand il le veut bien. On ne se sent pas prisonnier (captivé) du récit. On le lit avec intérêt d'un bout à l'autre, mais de notre propre chef. Ce n'est pas pareil.




17 commentaires:

  1. Ma bibli possède des livres de l'auteur, oui c'est bien SF. Et comme j'aime les pieuvres, elles me fascinent, elles sont intelligentes, bref!

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    1. C'est SF, aucun doute, mais cela ne veut pas forcément dire présence d'extraterrestres. :-)

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  2. Ton "mais" n'a pas l'air d'être rédhibitoire, et je suis très tentée par le cadre et le sujet..

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  3. Tu arriverais presque à me convaincre de lire de la SF ... Cette histoire de pieuvres semble vraiment passionnante ( dommage pour l'écriture quand même ... )

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    1. Il faut lire de la SF (pas de la fantasy), parce que la SF est un espace libéré de toute contrainte de réalisme ou de vraisemblance en dehors de la logique interne du récit, dans lequel les auteurs saisissent un problème humain et/ou sociétal et jouent à le pousser jusqu'à ses ultimes conséquences et voir ce que ça pourrait faire ou ce qui pourrait se passer si... ou si...
      mais ça parle profondément de nous.

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  4. J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre ! L'auteur en a écrit un autre sur la résurrection des mammouths en Sibérie...

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    1. Ah, je vais voir, mais vraiment, je regrette qu'il n'ait pas mieux raconté sa si bonne histoire

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    2. Je suis allée voir et effectivement, je pense que je vais en lire d'autres car les sujets sont top.

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    3. Et à propos! Je n'arrive pas à commenter chez toi (plusieurs essais) Si c'est comme chez Enna, ce serait qu'il faut que tu acceptes mes posts... (un truc a dû se décocher)

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    4. merci de m'avoir prévenue, tes commentaires s'étaient retrouvés dans le spam (et je ne vais pas souvent voir là). Je les ai approuvés, j'espère que ça ne recommencera pas.

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  5. Dommage que la plume ne soit pas plus captivante mais tout le reste me tente d'autant que plus j'en apprends sur les pieuvres, plus je suis impressionnée.

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    1. De toute façon, tu ne vas pas t'ennuyer, c'est quand même un 4*, mais il m'a semblé qu'il aurait pu faire plus palpitant.

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    2. Tu es chez Wordpress, alors je crois que chez toi aussi mes commentaires sont à débloquer...

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  6. Je n'ai rien contre un peu de SF de temps en temps et les pieuvres me sont sympathiques. J'ai bien noté ton bémol et je comprends tout à fait de quoi tu parles les scientifiques sont parfois un peu trop sérieux dans leurs propos !

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    1. Oui, je crois que c'est ça.

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    2. NOTA Tu es chez Wordpress, alors je crois que chez toi aussi mes commentaires sont à débloquer... ils ont un bug avec moi

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