Bug
d’Enki Bilal
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Bande dessinée de science-fiction.
Vous connaissez Bilal, les dessins sont de vraies œuvres d’art. Reconnaissables au premier coup d’œil, ils sont au-dessus de toute critique et rien n’est plus satisfaisant que de plonger dans son univers graphique. C’est comme cela que mon regard, puis ma main ont été accrochés par cet album. Je n’ai pas été déçue.
Quand Gemma et sa mère se réveillent, c’est pour constater que leurs divers appareils ne se connectent pas. Elles parviennent à capter un canal hertzien de télévision pour apprendre que le problème est mondial. Sans aucune explication et en un instant, tout le contenu de la toile numérique mondiale a disparu. Or, le monde est arrivé à un stade (pas si lointain) où absolument tout fonctionne au moins partiellement avec l’informatique. Résultat, de la plus simple à la plus sophistiquée, plus aucune machine ne fonctionne. Et comme il y a longtemps que l’on a cessé de noter quoi que ce soit sur papier ou de le mémoriser. Même les numéros de téléphone de nos proches nous sont inconnus, enregistrés qu’ils sont dans nos smartphones. Notre force actuelle est aussi notre talon d’Achille. Beaucoup mènent une vie tout à fait normale grâce à des implants médicaux informatisés qui vont soudain cesser de fonctionner. Au fil des ans, tous ont désappris l'orthographe, à rédiger, à compter, à s'orienter, à mémoriser quoi que ce soit. Toutes les données, tous les liens, toutes les archives et informations ont disparu, quant aux sauvegardes, s’il y en avait, elles étaient numériques aussi, donc : il n’y en a plus.
Quand cette brutale et incompréhensible catastrophe arrive, il y a même des stations et fusées dans l’espace et si nous nous sommes intéressés à Gemma, c’est qu’elle est la fille de Kameron Obb et que ledit Obb est le seul survivant retrouvé dans une station en orbite et qu’il ne sait pas ce qui s’est passé, mais on découvre avec stupeur qu’il dispose en lui, d’absolument toutes les connaissances disparues. Il a sur le visage, une inexplicable tache bleue. Il a également en lui un minuscule corps étranger, pour l'instant sous sa 3ème vertèbre cervicale, mais susceptible de se déplacer...
Il est devenu l’homme le plus précieux du monde.
Et la puissance qui disposera de lui, qu’elle soit actuellement petite ou grande, gouvernera le monde. Évidemment, c’est la ruée, sur lui et sur ses proches qui seraient des moyens de pression. Obb lui-même en a parfaitement conscience et à la première occasion sitôt sur terre, efficacement aidé par ses nouveaux pouvoirs, il disparaît.




L'univers graphique de Bilal est très reconnaissable en effet et particulier aussi.
RépondreSupprimer... et beau.
SupprimerJ'adore Bilal et cela fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de découvrir un de ses nouveaux albums, alors je découvre celui-ci dont le sujet est non seulement intéressant mais prémonitoire :)
RépondreSupprimerC'est vrai, l'histoire est bonne. J'ai hâte que le dernier tome paraisse et je lirai la série d'un coup.
SupprimerLe genre de sujet que j'adore ! Je note !
RépondreSupprimerOui, excellent sujet
SupprimerJe ne sais pas trop pourquoi mais la couverture ne m'attirait pas alors que le point de départ lui me plaît !
RépondreSupprimerCa, c'est le style Bilal. On le reconnait dès la première image. Moi, j'aime, mais si on n'aime pas, évidemment, ça devient problématique ;-)
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