31 janvier 2026

Bacchantes

de Céline Minard

**+

978-2743651060

Normalement, j'aime beaucoup Céline Minard, mais là, je suis complètement passée à côté de ce roman que je n'ai ni compris, ni apprécié. J’étais partie en confiance pour ce hold-up original dans la cave à vin la plus sécurisée du monde où les plus grands (et plus chers) crus étaient pris en otage et impitoyablement abattus au fil des heures de siège car la police les encercle. Pour ce qui est des vins, il y en a pour trois cent cinquante millions de dollars. La police est donc sur les dents. Des spécialistes émérites font le siège des lieux, accompagnés du propriétaire de la cave, mais ce n’est pas pour rien que les plus prestigieux œnophiles du monde lui confient leurs trésors, ladite cave est un ancien bunker capable de résister à tout assaut ou effraction. Par contre, pour ce qui est des voies de sortie… ça laisse à désirer.

Pour faire monter un peu la tension que l’auteure a peut-être devinée molle, un typhon est sur le point de ravager la baie de Hong Kong où se situe l’action.

Les gangsters sont trois femmes quasiment caricaturales, une soldate d’élite, une clown et «La Brune». Elles agissent toujours dans l’outrance et de façon irrationnelle au moins en apparence, et pour la rançon, elles exigent qu’on leur livre un colis de produits cosmétiques de luxe. (oui)

(je sais, mais oui).

C’est bien raconté, mais pas d’une clarté tout à fait lumineuse, surtout vers la fin. Ou alors, c'est moi qui me suis déconcentrée. Cependant, le récit se tient bien, et, vu le faible nombre de pages, on va facilement au bout. (Mais je n’aurais pas lu plus de 200 pages de cet acabit.)

La quatrième de couv’ nous avait promis «Revisitant avec brio les codes du film de braquage, Céline Minard signe un roman drôle et explosif, où la subversion se mêle à l’ivresse». J’estime la promesse tenue à 50 % : ça revisite les codes du film de braquage et ça explose. Par contre, je ne l’ai pas trouvé drôle et encore moins subversif. Dommage, c'étaient les 50 % qui m’intéressaient le plus. Je vous l’ai dit. Je suis passée complètement à côté, mais pas d’affolement, cet ouvrage date de 2019, Céline Minard a fait beaucoup mieux depuis.


  112 p

2 commentaires:

  1. Après avoir détesté Le Grand jeu, je ne lirai plus cette autrice. Personne n'a réussi à me faire changer d'avis encore :)

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    1. Je ne peux pas te dire. J'ai aimé Le grand jeu :-)

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